Rythmes scolaires : débats et témoignages dans le Val-de-Marne

Publié le 13/01/2015 à 16H41
Faire se rencontrer, sur un territoire, des militants de champs professionnels différents mais partageant le même lieu de travail, concernés par une même réforme. Cette mission, au cœur du rôle de l’interprofessionnel, a pris tout son sens, le 16 octobre dernier, à l’Union départementale du Val-de-Marne.

La rencontre entre les enseignants du SGEN-CFDT et les agents territoriaux d’Interco (animateurs, agents des écoles maternelles ou ATSEM…) portait sur la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Frédéric Sève, secrétaire général de la fédération SGEN-CFDT, est revenu sur les enjeux majeurs de cette réforme « en matière de réussite scolaire, d’abord, mais aussi pour les conditions de travail et pour amorcer la construction d’un véritable service public d’accueil des enfants ». Pour Françoise Cartron, sénatrice, rapporteure d’une mission d’information sur les rythmes scolaires, il est bien sûr trop tôt pour évaluer une réforme qui vient de se mettre en place. Mais l’élue considère qu’au-delà des « couacs » et des crispations, des résultats positifs sont déjà visibles, à la fois sur le comportement des enfants et sur les acquisitions.

Dialogue interprofessionnel


À partir des témoignages d’une responsable de la vie éducative d’une commune, d’une directrice d’école, d’enseignants,mais également d’un directeur de centre de loisirs, le débat s’est engagé sur l’expérience des enseignants et des agents territoriaux : choix de rythmes variés en fonction des communes, décisions parfois unilatérales des maires sans concertation, problèmes de recrutement d’animateurs, charge de travail alourdie pour les ATSEM, manque de reconnaissance du métier d’animateur y compris par les enseignants. Chacun a reconnu que la collaboration est parfois difficile au sein du collectif éducatif avec par exemple des tensions sur l’utilisation des locaux, ou encore au moment de la « transmission » des enfants. Ce débat a permis au passage de retenir quelques pratiques positives ici ou là :

  • Comités de pilotage représentant l’ensemble des personnels
  • Indemnisation des directeurs d’écoles pour les temps de concertation
  • Chartes d’utilisation des locaux
  • Formation des ATSEM etc.

Il a aussi aidé à comprendre, comme l’a rappelé Lahouari Boubekeur, secrétaire régional, que ce sujet s’inscrit dans l’ensemble de la réflexion de la CFDT sur « les rythmes de vie de l’enfant mais aussi des parents ». La volonté de travail commun entre deux champs  professionnels devrait prendre corps aussi dans les comités départementaux des rythmes scolaires où la CFDT portera l’idée que tous les personnels soient écoutés et entendus.