Enseignement supérieur et recherche : un nouveau réseau !

Publié le 25/07/2016 à 10H09
Depuis les élections de fin 2014, la CFDT Île-de-France a fait du développement syndical dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) l’une de ses priorités, en lien avec les équipes syndicales et la fédération. Une priorité qui a permis d’impulser une mise en réseau des militants tout en développant l’accompagnement des équipes.

L’Île-de-France concentre le quart des enseignants affectés dans le supérieur, 38 % des effectifs de la Recherche et développement (R&D) et 40 % de la recherche publique française. Soit plus de 20 000 enseignants, 30 000 chercheurs dans la recherche publique et plus de 50 000 dans les entreprises. Le défi pour la CFDT est donc de taille : il s’agit de développer une présence dans plus de 40 établissements franciliens dont 17 universités, 8 Communautés d’universités et d’établissements (COMUEs), des grandes écoles, des établissements des secteurs de l’agriculture (Inra), de la défense (Onera, Polytechnique, Ensta ParisTech), ou encore de l’énergie (EDF, CEA), et de la recherche (CNRS, Inserm).

Une carte des implantations
Aux dernières élections, partout où la CFDT a déposé des listes pour les comités techniques, elle a obtenu des sièges, avec parfois de belles progressions. Pour consolider cette présence, il a d’abord fallu élaborer une « carte ouvrière » et un annuaire des militants. Un travail réalisé après avoir collecté les listes des élus et mandatés de toutes les instances : comités techniques et comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, conseil d’administration et autres conseils centraux des établissements. Grâce à ce recensement, les militants désignés ou élus au titre des organisations de salariés en tant que « personnalités qualifiées » ont ainsi pu se rapprocher aisément des militants locaux.

Un accompagnement renforcé
L’objectif a ensuite été de mettre en réseau les équipes et de mieux les accompagner, en organisant des rencontres, des prises de contact régulières... Un travail déjà entamé sur certains territoires depuis plusieurs années, à l’instar de la COMUE Paris-Saclay, où Marie Leprêtre, secrétaire générale de la CFDT Essonne, anime un réseau d’une quarantaine de militants. « Ce réseau est un appui significatif pour les responsables de section, assure Marie. Il nous permet d’abord d’avoir une vision commune de Paris-Saclay, mais aussi de partager expériences et pratiques. Les militants peuvent aussi compter sur le soutien de l’interprofessionnel pour l’accès à la formation ou encore le lien avec les experts ».

Investir les COMUE

« La récente mise en oeuvre des communautés d’universités et d’établissements est une réelle occasion d’activer nos réseaux, estime Diego Melchior, secrétaire régional. Il s’agit pour nous de réunir les personnels pour les informer et recueillir leur avis sur les processus en cours. Autrement dit, d’échanger afin de définir une stratégie y compris pour le territoire ». Au sein des universités comme celles de Paris-Est Créteil ou de Paris-Ouest Nanterre-La Défense, les initiatives se sont multipliées : opérations de visibilité, diffusion de tracts, conférences, débats en réunion de section, élaboration d’un plan de développement. « Sur le plateau de Saclay, nous continuons d’accompagner une équipe dans le cadre d’une fusion entre établissement public (ex-Centrale) et privé (ex-Supélec), illustre ainsi Diego. Imposer à la direction un minimum de dialogue social et aider à la construction d’une nouvelle culture commune est un combat de longue haleine ! » Au final, il s’agit de construire avec les militants un schéma de développement et d’accompagnement local.

Retrouvez en pièce-jointe les interviews de deux responsables syndicaux CFDT.