Elections à Monoprix : la CFDT proche des 40% en Ile-de-France !

Publié le 12/07/2016

Avec 39,73 % des voix aux dernières élections professionnelles en mai et une progression de plus de 13 points, la CFDT est devenue  la première organisation syndicale à Monoprix (19 000 salariés, 320 magasins concernés). Patricia Virfolet, déléguée syndicale centrale, nous livre son éclairage sur les résultats franciliens.

Quels ont été les résultats franciliens des élections? Portrait Patricia Virfolet
L’Ile-de-France s’inscrit dans la tendance nationale puisque la CFDT recueille 39,82% des voix, loin devant la CGT qui passe 2ème en baissant de 51,59% à 32,18% ! La progression par rapport à il  y a quatre ans est même plus importante puisque notre score à l’époque était plus proche des 20%, contre près de 26% au niveau national. Nous avons réussi à nous implanter dans de nombreux magasins où nous n’étions pas présents avant, notamment des bastions CGT (Saint Augustin, Porte de Chatillon). Dans le 93 aussi, nous avons désormais des élus à Saint-Ouen, Romainville, Gagny ou encore Le Raincy. Au total, en Ile-de-France, la campagne a permis de réaliser 250 adhésions ! Nous avons aujourd’hui près de 400 adhérents.

en Ile-de-France, la campagne a permis de réaliser 250 adhésions !
Comment expliques-tu cette progression importante ?
Il y a plusieurs raisons. Déjà, quand d’autres ont axé leur campagne sur la loi Travail, nous, nous l’avons centrée davantage sur les conditions de travail des salariés. En insistant sur les avancées concrètes que nous avons acquises comme l’accord sur les conditions de travail qui a permis d’obtenir des outils ergonomiques pour réduire les gestes pénibles au quotidien ; l’accord handicap qui prévoit, entre autres, des embauches de personnes en situation de handicap et des adaptations de postes ou encore les tickets resto passés de 4,60€ à 5€. La CGT a aussi payé sa stratégie de ne pas signer l’accord intéressement il y a deux ans. Celui-ci concernait 11 800 salariés et prévoyait jusqu’à 900€ par an pour un temps plein. La CGT avait exercé son droit d’opposition, pensant que la direction allait revenir avec une nouvelle proposition. Elle n’est jamais revenue et les salariés n’ont donc rien touché pendant deux ans ! Heureusement, nous avons depuis renégocié l’accord dans le cadre des NAO. Et cette fois, si la CGT n’a pas signé, elle n’a pas exercé non plus son droit d’opposition…


quand d’autres ont axé leur campagne sur la loi Travail, nous, nous l’avons centrée davantage sur les conditions de travail des salariés

Au-delà des avancées obtenues, quelles actions avez-vous mises en place ?
De manière générale, les militants ont beaucoup travaillé depuis 4 ans, en circulant notamment dans les magasins où nous n’étions pas. Nous avons aussi porté un seul et même discours partout et pu bénéficier de l’appui de notre fédération et de la confédération pour notre communication par exemple.