Le dialogue social en Europe

Publié le 15/07/2014 à 12H13
Le 29 avril, l’Union régionale CFDT Ile-de-France a organisé un meeting sur l’Europe à la Bourse du travail Bobigny (93). L’occasion de faire le point sur la place du dialogue social en Europe, et en particulier sur le rôle des comités d’entreprise ou de groupe européens.

Centré sur le dialogue social européen, le premier des deux débats a permis d’avoir les éclairages d’Olivier Pelras et Caroline Canavese, respectivement secrétaire CFDT et directrice en charge de l’animation du Comité européen du groupe Axa (CEG). Olivier Pelras a tout d’abord rappelé les missions et actions du comité, tout en pointant certaines difficultés : « Certaines questions transnationales mettent en lumière des barrières culturelles mais également techniques entre les pays, avec des différences dans la gestion des ressources humaines par exemple. Certains peuvent aussi être tentés de privilégier le local sur la stratégie globale ». Sans nier ces difficultés, Caroline Cavanese a, elle, insisté sur l’importance du dialogue social au sein du groupe. « Le dialogue social fait partie de l’ADN d’Axa, il en va d’ailleurs de la compétitivité des entreprises, estime-t-elle. Nous l’avons mis en place il y a plus de vingt ans et instauré le système de chèque syndical (chaque salarié reçoit un bon de 50 euros qu’il doit reverser à l’organisation syndicale de son choix, NDLR) ». Créé en 1996, le comité européen a, selon elle, permis de développer « des relations employeurs/salariés basées sur la confiance et la transparence des informations ». Et si le CEG fait parfois office de bouc-émissaire, Olivier Pelras ne manque pas de rappeler que « la plupart des membres du comité ont des mandats dans les CE locaux et qu’ils ne sont donc pas coupés des réalités ».

Valoriser les avancées


Intervenant à la conférence, Marcel Grignard, secrétaire national CFDT, a quant à lui rappelé que les syndicalistes français doivent beaucoup à l’Europe en matière de dialogue social. « La négociation collective, qui n’est pas notre fort en France, a pris plus de place grâce à l’Europe. Sur l’égalité professionnelle ou encore la santé au travail, l’Europe a permis de faire réellement bouger les choses, avance-t-il. C’est de notre devoir de syndicaliste que d’expliquer les acquis que nous lui devons, sans omettre de dire ce qui ne va pas, les points sur lesquels on attend des avancées ».