Représentativité public /privé : la CFDT conforte sa première place en Île-de-France

Publié le 18/03/2019

Conséquence de sa progression aux élections dans la fonction publique de décembre 2018, la CFDT en Île-de-France est renforcée dans sa place de première organisation syndicale régionale tous secteurs confondus (public et privé). Un succès à mettre à l’actif des militants franciliens fortement mobilisés.

La publication officielle fin janvier des résultats régionaux dans les comités techniques de la fonction publique (État, hospitalière et territoriale) était attendue avec impatience. En effet, ils devaient permettre à l’Union régionale de réaliser un nouveau calcul de représentativité des organisations syndicales en Île-de-France tous secteurs confondus. Et l’heure est à la satisfaction : la CFDT, qui était devenue la première organisation dans notre région en 2017 (avec 22,49 %), renforce sa position en totalisant 22,77 % des suffrages. L’écart agrégé public/privé en Île-de-France entre la CFDT et la CGT (21,77 %) est désormais de 22 000 voix (contre 9 600 auparavant). De même, 182 000 voix séparent désormais la CFDT de la troisième organisation, FO (14,48 %).

Ces résultats, qui confortent la CFDT comme principale organisation syndicale francilienne tous secteurs confondus (première dans le privé, deuxième dans le public), participent aussi grandement à faire de la CFDT la première organisation syndicale française.

Retour sur les résultats dans la fonction publique

Dans la fonction publique, la satisfaction est également de mise : après compilation des derniers résultats, la CFDT en Île-de-France, progresse dans les trois fonctions publiques, à l’État (+0,95 point) où elle gagne une place et devient la deuxième organisation syndicale devant la CGT, dans l’hospitalière (+1,60 point) et dans la territoriale (+1,15 point). Au global, son score passe de 17,65 % des suffrages exprimés à 18,55 % (+0,9 point). La CFDT confirme ainsi sa position de deuxième organisation syndicale dans le public.

résultats élections fonctions publiques 2018 Ile-de-France

Une campagne interprofessionnelle fédératrice
Il faut dire que, dès 2014, au sortir des élections, la CFDT avait fixé ses grands objectifs de campagne. À savoir : constituer des listes dans les grands établissements où elle n’était pas présente et mener une campagne de proximité. Avec le concours de la Confédération, de l’Union régionale, des fédérations et de l’UFFA (Union des fédérations de fonctionnaires et assimilés), mais aussi des militants du privé et des militants retraités, les équipes syndicales ont mené une campagne CFDT cohérente. Ces deux objectifs conjugués ont conduit à d’indéniables succès.

Dans la fonction publique hospitalière, de nouvelles implantations ont été réalisées comme au centre hospitalier Sainte-Anne, à Versailles ou encore à Créteil. Dans la fonction publique territoriale, la CFDT a pu élargir sa base électorale grâce à des listes déposées là où elle n’était pas ou plus présente comme à Montreuil, Vitry-sur-Seine ou encore Bagneux. La fonction publique d’État n’est pas en reste. Dans l’enseignement supérieur, dans les directions départementales interministérielles, au ministère de l’Intérieur notamment, de nombreux candidats CFDT se sont présentés pour la première fois aux élections. Au total, ce sont des milliers de voix supplémentaires qui ont été apportées à la CFDT !

Des élections marquées par une forte abstention
Ces bons résultats ne doivent cependant pas masquer un phénomène persistant et inquiétant ; celui de la désaffection de l’électorat qui se traduit par une hausse de l’abstention globale dans la région (+2,27 points), moins d’un électeur sur deux ayant voté (46,41 %).

C’est particulièrement sensible dans la fonction publique hospitalière où, avec une participation de 33,73 %, l’abstention progresse de 7,8 points. Autre fait marquant : le nombre de votes blancs ou nuls qui progresse en quatre ans de 8,72 %. Ainsi, l’abstention, conjuguée avec le vote blanc ou nul, conduit à une baisse du nombre de suffrages exprimés de 30 000 voix, alors que le nombre d’électeurs inscrits est relativement stable (-3 283).

Une dynamique à amplifier
« Ne nous y trompons pas, si ces résultats sont très positifs, tout reste à faire !, commente Philippe Lengrand, secrétaire général de l’Union régionale CFDT Île-de-France. L’année 2019 sera très importante puisqu’une nouvelle mesure de la représentativité interviendra à la suite des élections dans les comités sociaux et économiques. Plus que jamais, la CFDT doit se singulariser et convaincre les salariés de la pertinence de notre forme de syndicalisme qui privilégie le dialogue social pour obtenir des résultats. »

C’est dans ce contexte que la politique d’accompagnement des équipes syndicales et de leurs militants menée par la CFDT Île-de-France va se poursuivre et même s’amplifier dans le cadre du nouveau dispositif confédéral « Accompagnement-Ressources- Conseil » (ARC). Une année 2019 qui s’annonce donc active et militante !