« Parlons Travail » : les résultats franciliens… au scanner !

Publié le 29/05/2017 à 17H16
Portée entre septembre et décembre devant plus de 200 000 personnes, dont plus de 36 000 en Île-de-France, la grande enquête de la CFDT sur le travail livre ses premiers enseignements. Coup d’œil sur les résultats franciliens les plus significatifs.

De prime abord, ce sont les profils des participants qui attirent l’attention. Plus jeunes, plus souvent en CDI et travaillant davantage dans une grande entreprise qu’au niveau national, les répondants franciliens ne manquent pas de spécificités. De manière générale, on observe aussi une plus grande part de cadres et de travailleurs indépendants. Et il est intéressant de noter que 67,8% des répondants ne sont affiliés à aucun syndicat, tandis que 25,8% d’entre eux sont adhérents à la CFDT et 6,3% à un autre syndicat.

Que disent les participants ?
« Globalement, les résultats sur la région sont proches des résultats nationaux. L'enquête met en avant les problématiques de santé au travail et de pénibilité mais aussi de reconnaissance, de rapport à la hiérarchie ou encore de conciliation des temps professionnel et personnel », avance Diego Melchior, secrétaire régional en charge de la qualité de vie au travail. Premier enseignement : 79,9% des participants affirment aimer leur travail. Un chiffre à toutefois mettre en balance avec les 48% de répondants qui ont déjà eu envie de tout casser au travail ! Plus préoccupant : 35,3% des personnes interrogées déclarent avoir déjà fait un burn out et 36,9% disent avoir déjà subi un harcèlement moral. 20,1% des participants affirment aussi effectuer un travail physiquement exigeant.

Par ailleurs, 81,5% des répondants préfèreraient avoir plus d’autonomie au travail (74% au niveau national) et 78,7% voudraient être davantage associés aux décisions de la direction.  36,2% des sondés estiment aussi manquer de reconnaissance, pointant notamment un salaire insatisfaisant (pour 60,1% des répondants) ou encore un manque de perspective de promotion (pour 72%). Enfin, 36,7% des participants confient que leurs horaires de travail ne s’accordent pas très bien ou pas bien du tout avec leur vie sociale et familiale et 33,2% estiment que leur trajet domicile-travail est pénible ou très pénible (21,3% au niveau national). « Ces données – que l’on peut croiser ensuite par catégorie socio-professionnelle, âge, niveau d’études, statut… –  vont nous permettre de construire ou d’affiner nos revendications au plus près des réalités des travailleurs. Beaucoup de réponses viennent d’ailleurs conforter des problématiques que nous avions déjà soulevées », assure Diego Melchior. Le 24 mai, la CFDT Île-de-France a présenté aux équipes une analyse des résultats plus détaillée, engageant par là-même occasion une réflexion sur les nouvelles formes de travail.
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Le 24 mai, devant plus de 80 militants, la CFDT Ile-de-France a présenté une analyse des résultats franciliens de l'enquête Parlons Travail. La matinée a été ponctuée par les interventions de Christian Alliès, directeur de l'Aract Île-de-France, et Catherine Allemand, membre du comité de direction de Syndex ainsi que par une table ronde sur les nouvelles formes de travail et le travail atypique, avec Berthe Soudet, sécrétaire générale du Syndicat interdépartemental du commerce en Île-de-France (SICO-CFDT) et Stéphane Chevet, secrétaire national de la Fédération Communication, conseil, culture (F3C-CFDT).