Collège : qu’en est-il des groupes de niveau?

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Les groupes de niveaux prévus en français et en mathématiques pour les 6e et 5e se mettent-ils en place dans collèges ? Plus ou moins, parfois pas du tout. 

Erwan Desnos

Erwan Desnos, militant CFDT, lors d'une opération Réponses à emporter le 26 septembre dans un collège d'Argenteuil.

Difficile de dresser un état des lieux précis car la mise en place de ces groupes varie en fonction des établissements : chacun fait jouer sa marge d’autonomie en se donnant comme objectif pédagogique de gérer l’hétérogénéité des élèves. Beaucoup de collèges vont tester des groupes de besoin hétérogènes, l’établissement pouvant dans ce cas répondre à son administration que le besoin identifié est celui de mixité.
Plus rarement, c’est une application stricte avec des groupes par niveau (faible, moyen, fort) qui est expérimentée. Dans tous les cas, la constitution de groupes démultiplie les temps de concertation dans les équipes, avec un besoin d’adapter pour chaque groupe les progressions pédagogiques, engendre des problèmes logistiques, par exemple pour trouver des salles, et met à mal les emplois du temps qui deviennent un véritable casse-tête. Ce temps de travail supplémentaire et non réellement reconnu se fait au détriment de moments de respiration indispensables.
Enfin, les enseignants voyant de moins en moins les élèves en classe entière, le risque est grand de voir les projets organisés pour l’ensemble d’une classe se raréfier. D’autres collèges n’ont tout simplement rien mis en place. Le Code de l’éducation prévoit pour la rentrée 2025 une extension des groupes aux classes de 4e et de 3e. Mais avec quelles dotations ?

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