Comment défendre l’Europe ?

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Face à la montée de l’extrême droite, il existe des outils syndicaux pour défendre le projet européen. Béatrice Lestic, secrétaire nationale responsable de la politique internationale, Europe et Outre-mer, les a détaillés à la trentaine de militants et responsables d’Île-de-France, présents lors du webinaire « Face à la montée de l’extrême droite : quels outils syndicaux pour défendre le projet européen ? » organisé par la CFDT Île-de-France le 11 avril.

« Des investissements massifs, que seule l’Europe peut faire, vont être nécessaires pour faire face à la guerre en Ukraine, au changement climatique et à la révolution digitale. La CFDT est profondément attachée à la construction européenne et à son approfondissement, notait d’entrée de jeu Béatrice Lestic. Dire : « Voter rassemblement national, c’est mal » ne suffit plus. Il faut argumenter, il faut débattre, il faut être précis et apporter de l’information. » Mais aussi expliquer en quoi l’extrême droite ferait reculer le projet européen.

Pour accompagner les militants dans ce débat, la CFDT a conçu deux argumentaires : le premier décrypte les propositions de l’extrême droite et montre en quoi elles sont à l’exact opposé d’une Europe sociale. Le deuxième reprend les directives votées au cours des dernières années et le vote – contraire – du Rassemblement national.

Parmi les directives approuvées, celle du salaire minimum européen, celle de la transparence et l’égalité salariale, plus exigeante que la loi française, et celle permettant aux travailleurs des plateformes d’être requalifiés en tant que salariés s’ils le souhaitent. « Ce sont des mesures de progrès social auxquelles le rassemblement national s’est opposé », souligne Béatrice Lestic.

Si pour la CFDT le projet européen doit aller plus loin et les institutions ont besoin d’être améliorées pour plus de démocratie, il est impensable de revenir en arrière. « L’extrême droite s’attaque en priorité aux droits des femmes et aux droits syndicaux dès qu’elle est au pouvoir. Nous aurions tout à perdre », a-t-elle conclu.

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