Transports : ouverture à la concurrence
En application de la loi pour un nouveau pacte ferroviaire, Île-de-France Mobilités pourra ouvrir à la concurrence 8 lignes SNCF exploitées par SNCF Transilien à partir du 1er janvier 2023. Pour le RER, les délais varient selon les lignes : RER E à partir de 2025, RER C et D entre 2033 et 2039 et RER A et B au 1er janvier 2040. Pour le métro, l’ouverture à la concurrence aura lieu en 2039.
Olivier Clément, secrétaire régional, et Fabian Tosolini, chargé de mission et président du comité des partenaires des transports publics d’Île-de-France Mobilités, ont été auditionnés le 15 mars par la commission transport du Conseil économique, social et environnemental d’Île-de-France qui prépare un rapport d’autosaisine intitulé : « L’ouverture à la concurrence des opérateurs de mobilité ferroviaire en Île-de-France: une opportunité pour repenser et améliorer la qualité du service ? »
Sans pratiquer une opposition systématique au projet de mise en concurrence du ferroviaire – qui est, de toute façon, imposé par la directive européenne dont la loi est la transposition – la CFDT Île-de-France a plusieurs exigences pour améliorer la qualité du service rendu aux usagers: plus de fluidité des transports (et donc un renforcement des trains interbanlieue), développement de l’intermodalité dans les bassins d’emploi les plus étendus...
La CFDT continuera aussi de porter la construction d’une charte d’engagement social entre Île-de-France Mobilités, les opérateurs et les organisations syndicales, pour préserver des critères sociaux dans les appels d’offres et développer une véritable stratégie RSE. C’est ce qu’elle a d’ailleurs obtenu dernièrement dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du réseau Optile (bus desservant essentiellement les moyenne et grande couronnes).