Congrès confédéral : une CFDT tournée vers l’avenir

  • Démocratie et vivre ensemble

Le 51e congrès confédéral de la CFDT a réuni à Bordeaux plusieurs milliers de militantes et militants venus débattre des orientations de l’organisation pour les quatre prochaines années.

La délégation de la CFDT Île-de-France à Bordeaux

Parmi eux, 320 jeunes de moins de 35 ans ont participé à ce rendez-vous majeur de la vie démocratique de la CFDT. Pour favoriser leur présence, la Confédération avait prévu la possibilité, pour les délégations, d’intégrer un jeune militant supplémentaire. 
Notre Union régionale était représentée à Bordeaux par une délégation composée de vingt-deux militantes et militants issus de différents secteurs, pour la plupart membres de l’instance de décision politique, le bureau régional. Trois jeunes délégués ont également été associés, illustrant la volonté de faire vivre le renouvellement militant et de donner toute leur place aux nouvelles générations. 
Badiaa Souidi, secrétaire générale, est intervenue dans le cadre de la séquence sur le rapport d’activité. Les syndicats franciliens ont été particulièrement actifs à la tribune tant sur l’activité que sur plusieurs amendements. Les principaux temps forts de cette semaine bordelaise ont été largement restitués par la Confédération. Un congrès se vit aussi dans les rencontres, les échanges et la découverte d’une organisation dans toute sa diversité. 
Parmi les délégués, Clara Delattre, consultante et adhérente au Betor, le syndicat CFDT des salariés des bureaux d’études, du conseil et de la publicité, participait à son premier congrès confédéral au sein de la délégation de l’Union régionale. Après une expérience dans le syndicalisme lycéen et étudiant, elle est aujourd’hui secrétaire de CSE dans son cabinet de conseil, un univers professionnel où le syndicalisme reste encore largement méconnu. Elle revient sur cette première expérience.

Clara Delattre, portrait d'une jeune militante

Une première pour Clara

Avais-tu une idée de ce qu’était un congrès confédéral ?

Pas vraiment. Je suis venue avec beaucoup de curiosité. On m’a conseillé de discuter avec les gens, d’échanger, de participer à toutes les plénières. C’est ce que j’ai fait. Au début, on ne com-prend pas tout. Mais il y a toujours quelqu’un pour expliquer, répondre à une question ou remettre un sujet dans son contexte. J’ai beaucoup apprécié le travail expérimental réalisé pour la présentation d’un des débats d’amendement. Cela m’a permis de mieux comprendre le sujet, le débat, le travail de fond en amont et la manière dont les décisions se construisent.

Comment as-tu vécu cette expérience ?

Sans hésiter, je mettrais en avant l’ouverture aux autres des militants que j’ai pu rencontrer, la chaleur des échanges et l’attention portée à chacun. On sent un très fort désir de transmission. Tous ont eu à cœur de nous raconter leur expérience, de nous expliquer les enjeux.
J’ai aussi vraiment ressenti l’envie de nous accueillir et je n’ai jamais eu le sentiment qu’il nous fallait d’abord faire nos preuves avant d’avoir notre place. Cette confiance était très présente dans les interventions de Marylise Léon : les jeunes militants ne sont pas seulement ceux qui prendront des responsabilités demain, ils ont déjà toute leur place aujourd’hui.

Quelles suites aimerais-tu donner ?

J’aimerais continuer à créer du lien entre les jeunes militants, notamment en participant au développement d’un réseau interprofessionnel. Il faut aussi nous faire connaître les sujets sur lesquels nous pourrions nous investir au sein de la CFDT. La formation est également essentielle. Dans les parcours scolaires, dans l’enseignement supérieur ou dans les grandes écoles, on ne parle quasiment jamais de syndicalisme. Pour prendre des responsabilités, nous avons besoin d’être accompagnés et formés.

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