Cool, la Syndi’Cool night !

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L’événement organisé le 27 novembre par la CFDT Île-de-France a rassemblé près de 80 jeunes adhérents et sympathisants à l’espace Equiria, dans le 10e arrondissement de Paris. Rythmée par de nombreux échanges autour du militantisme ou du monde du travail, la soirée s’est terminée dans la bonne humeur et la convivialité.

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Pour attirer les adhérents jeunes, Arezki Chougar, stand-upper invité à la Syndi’Cool Night, ne manque pas d’idées : «Proposez des tickets de loterie pour gagner une nuit de babysitting, des réductions Deliveroo ou des coupe-files pour entrer en boîte !» Mais pas besoin de tels stratagèmes pour la CFDT Île-de-France : la Syndi’ Cool Night a rencontré un franc succès. Les participants, jeunes à la fois en âge et dans leur parcours au sein de la CFDT, ont été attirés par l’envie d’échanger librement sur leur engagement, leur travail et leurs droits, dans un cadre décontracté, loin de leur entreprise ou de leur administration.

Faire sens

En début de soirée, plusieurs militants de la CFDT ainsi que des partenaires comme l’Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail (Aract) sont intervenus. Les jeunes adhérents ont particulièrement réagi aux échanges sur les risques psycho-sociaux et les conditions de travail. « Nous avons choisi de mettre en lumière ces thématiques parce qu’elles préoccupent beaucoup cette génération », souligne Hassan Mohamed, secrétaire régional.
Une étude récente menée par Malakoff Humanis révèle en effet que les moins de 35 ans sont davantage touchés par les troubles psychologiques que la moyenne nationale. « C’est une génération qui ressent tout avec plus d’intensité et qui refuse de trop s’endurcir », explique Quentin Trillaud, de Malakoff Humanis.
L’engagement des jeunes à la CFDT prend ainsi tout son sens. Comme l’a rappelé Maroussia Krawec, secrétaire confédérale, la réflexion menée par la CFDT, Le travail que nous voulons, l’illustre clairement : « la génération n’est pas en rupture avec le travail, mais avec les pratiques qui le déshumanisent. »

La force du collectif

Dans un contexte marqué par l’individualisme, la question du collectif et de son rôle reste essentielle. « Bien sûr, on a peur d’être trop visibles, trop identifiés et pointés du doigt. Mais quand on découvre que derrière les quatre lettres CFDT, il y a des milliers de femmes et d’hommes, adhérents et militants, on se sent rassuré », confie Camille, adhérente dans une association d’accueil de jeunes en difficulté.
Un sentiment largement partagé. Vincent, tout nouveau délégué syndical chez Thales, insiste : « Moi aussi, j’appréhendais cette mise en avant par crainte que cela freine ma carrière. Mais les compétences acquises dans un parcours militant peuvent être reconnues et même validées par des diplômes. On ne stagne pas lorsqu’on milite. »
Les responsables syndicaux présents ont d’ailleurs abondé dans ce sens. « J’ai moi-même adhéré quand j’étais jeune, a par exemple expliqué Nathalie Hocdé, secrétaire régionale en charge de l’adhésion et de la fidélisation, quand j’ai commencé à travailler à l’hôpital. Depuis, j’ai remporté quelques batailles, rencontré beaucoup de personnes et aujourd’hui, je suis responsable syndicale à la CFDT Île-de-France. »

Arezki Chougar, stand-upper intervention dans la salle Hassan Mohamed et Maroussia Krawec

Vers un groupe Jeunes

Pour tous ces jeunes adhérents, sympathisants, engagés et parfois militants, la CFDT Île-de-France aura pro-posé un cadre leur permettant d’échanger mais aussi de la documentation utile : guide des droits des salariés et fonctionnaires, informations sur le logement… « Chez les jeunes, le logement est la préoccupation numéro un, surtout en Île-de-France. Grâce à cette soirée, je découvre des organismes qui peuvent m’accompagner », confie ainsi Jean-Baptiste.
La soirée s’est ensuite poursuivie dans une ambiance chaleureuse, entre humour, musique et grignotage. Et les liens tissés devraient déboucher prochainement sur la création d’un groupe Jeunes de la CFDT Île-de-France, en charge de développer des actions qui leur seront destinées et… de préparer la relève.

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